Plume d'hiver

Une plume d'hiver, des plumes diverses

Pourquoi j’aime Jane Austen

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Humour, critique et romantisme

Bien qu’elle ait vécu au 18e siècle, je considère Jane Austen comme un précurseur de la chick-lit*. Ses romans mettent en scène des femmes ayant une vie confortable, qui sont confrontées le plus souvent à des choix amoureux opposant le coeur et la raison, mais pour qui tout finit bien. C’est d’ailleurs via la chick-lit que j’ai découvert Jane Austen, puisque le roman « Bridget Jones » y fait référence en déclarant que plus une femme reste seule longtemps, plus elle redécouvre le plaisir de relire « Orgueil et Préjugés », une tasse de chocolat chaud à la main. La boucle est bouclée.

Intriguée par cette phrase de Bridget, j’ai mis la main sur un exemplaire de seconde main d’ « Orgueil et préjugés » et je l’ai lu. Que dis-je ? Je l’ai dévoré. Puis je l’ai relu, redévoré. Et encore une fois – sans chocolat chaud vu que je n’étais pas seule. Non contente d’avoir le livre, j’ai acheté le film avec Keira Knightley ; puis j’ai acheté le film « Sense and Sensibility », « Raison et sentiments » en VF. Pour finir, j’ai fait un raid à la Fnac pour dénicher ses autres romans (une pensée pour l’édition collector centième anniversaire que j’ai laissée sur l’étagère car trop chère, snif).

« Mais c’est de la vieille littérature ! Ça doit être ringard et totalement démodé ! » Eh bien non. Les problèmes que Miss Austen aborde reste des problèmes très actuels. Oh, bien sûr, on ne parle plus dans nos contrées de marier les femmes à un homme riche et/ou ayant des titres de noblesse afin d’assurer leur bonheur (et surtout celui de leur famille). Au lieu de se promener en calèche et d’y trouver une source de ravissement infinie, on prend le train ou on monte avec monsieur dans sa superbe Jaguar-enlève-tes-chaussures-pour-ne-pas-salir-le-tapis-stp. Mais quelle femme peut se vanter de n’avoir jamais soupiré après un homme qui ne s’en apercevait même pas, qui – pour les plus malchanceuses – était engagé auprès d’une autre, ou qui n’en avait carrément rien à cirer de son mignon minois ?

Quand à l’écriture de Jane Austen, je vous rassure tout de suite : pas de vers incompréhensibles, peu de références désuètes, et les traducteurs ont fait un boulot merveilleux. Ces livres sont des classiques incontournables, accessibles à tout le monde, et que je recommande dès l’adolescence.

* chick-lit : littéralement « littérature pour poulettes ». Vous savez, ces livres à couverture rose, turquoise ou vert pomme, avec des titres comme « Confessions d’une accro du shopping » ou « Accroche-toi Anna ! » et des auteurs en vogue tel que Jennifer Weiner, Isabel Wolff ou Lauren Weisberger. Des histoires de filles, par des filles et pour des filles. Et c’est ça qui est bon comme une tablette XXL de chocolat au lait.

Le cas de « Orgueil et préjugés »

Probablement le plus connu des romans de Jane Austen, merci Keira Knightley. Véritable apologie de la femme libérée qui suit son coeur, ce roman met en scène Elisabeth Bennet, une forte tête qui renvoie sans ménagement non pas un, mais deux prétendants fort honorables, et aimerait bien fricoter avec le vilain garçon de l’histoire. A ses côtés, sa soeur Jane soupire pour Mr Bingley, séduisant mais maladroit jeune homme de haute naissance dont la famille attend une belle union en regard de sa condition. Enfin, le froid et orgueilleux Mr Darcy, qui n’a que mépris pour la famille Bennet, entrera en conflit avec Elisabeth sur bien des sujets. Happy ending de rigueur bien entendu.

En tant que femme, on s’attache plus vite à Elisabeth qu’à sa soeur Jane la gentille fille un peu nunuche, car elle est fière et entend mener sa barque comme elle l’entend. Sa famille lui fait honte, les amis de sa soeur sont des hypocrites, les hommes la voient comme quantité négligeable, bref c’est pas la joie pour elle. Et pourtant, elle va se sortir de toutes ces embrouilles comme une grande et la tête haute s’il vous plaît !

Le cas de « Raison et sentiments »

Rien que le titre du roman est déjà tout un programme ! A la mort de leur père, les jeunes soeurs Elinor et Marianne Dashwood sont expulsées de leur maison par leur demi-frère, qui hérite de l’endroit et dont la mégère de femme compte bien grappiller la moindre miette (en la retirant de la bouche de ses belle-soeurs si possible). Avec leur mère, elles partent s’installer dans un petit cottage où elles font la connaissance de charmants messieurs : le jeune et fougueux Willoughby, opposé au vieux (il a 35 ans !) et discret colonel Brandon dans la conquête du coeur de Marianne la passionnée. La sage Elinor, quant à elle, a laissé son coeur auprès de Mr Ferrars le frère de la mégère, dont la famille désapprouve l’attachement. Les choses se compliquent encore plus lorsqu’on apprend que Mr Ferrars est fiancé en secret à une autre depuis des années, et que ladite fiancée décide de devenir la meilleure amie d’Elinor.

Chacun devra choisir entre ce que lui dicte sa raison et ce que lui dicte son coeur. Rebondissements et larmes de joie en perspective.

Entre personnages attachants ou détestables, entre situations cocasses et déprimantes, Jane Austen joue à merveille avec les émotions de ses lecteurs. Êtes-vous prêts à lui donner sa chance et à découvrir ses romans ?

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1 commentaire

  1. Sarah

    A reblogué ceci sur fredtroy and commented:
    nice comment.

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