Plume d'hiver

Une plume d'hiver, des plumes diverses

L’interminable quête de la… nourriture

Au fil de mes pérégrinations sur le Web, je suis tombée sur un coup de gueule d’une internaute concernant ce qu’on pourrait appeler « le rapport de l’humain à la nourriture ».
Dit comme ça, ça prête à rire, et c’est que ce j’ai fait dans un premier temps (« Mais de quoi elle parle ? Pourquoi elle rage autant sur la bouffe ? »). Mais à bien y réfléchir, cette brave dame n’avait peut-être pas tort.

« Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger » disait l’Avare de Molière. Les épicuriens n’approuveront pas cette citation, et à vrai dire moi non plus… la plupart du temps. Je ne considère pas la nourriture comme un simple carburant mais comme une source de plaisir. Toutefois, c’est aussi une source de tracas interminables. Des exemples ?

1) Vous mangez au restaurant avec une amie. Pas de bol, elle est au régime ! Et vas-y que je te culpabilise de prendre des frites, un steak en sauce crème et un bon dessert par-dessus tout ça. Oh, elle ne vous accusera pas verbalement, non (ou si c’est le cas, n’hésitez pas à lui renverser son verre d’eau et son assiette de salade sans vinaigrette sur la tête pour lui apprendre les bonnes manières) ; mais elle picorera tristement dans son plat, ses yeux brilleront comme l’huile sur vos frites dorées et vous vous sentirez dans la peau d’un égorgeur de bébé lapin lorsque votre fondant au chocolat arrivera et que des larmes perleront à ses paupières. « Je ne peux pas… je suis au régime » [marche funèbre please].

2) Vous décidez de passer une journée à la mer/en ville/à la campagne/au parc d’attraction. Youpie ! Mais… qu’est-ce qu’on mange ? Vous aurez beau vous amuser sans regarder l’heure, à 14h votre estomac grondera comme les chutes du Niagara et vous serez bien obligé de trouver un resto bon – pas cher – où il reste de la place. Bonne chance ! Ou sinon, vous êtes prévoyant, et vous avez emporté vos délicieuses tartines faites maison pour les manger en plein air. Ou en pleine eau, vu qu’il pleuvra des cordes, ce qui vous amènera à chercher ensuite un café bon – pas cher – où il reste de la place pour vous réchauffer.
Je me suis rendue compte que mes vacances sont rythmées par la question « qu’est-ce qu’on mange ? ». Ce qui, à domicile, est une préoccupation mineure le plus souvent, devient une source d’inquiétude majeure en extérieur. Vive le Guide du Routard pour vous aider dans cette quête !

3) Vous êtes chez vous, donc à portée du frigo. Seulement, vous êtes fatigué (ça arrive à tout le monde, ne prenez pas ces airs de Bree Van de Kamp avec moi). Que faire ? Mitonner un délicieux petit plat vous semble au delà de vos forces : peler les carottes (5 min), cuire les carottes (20 min), cuire les pommes de terre au four (40 min)… Les conserves ? Bof, la ratatouille à la cuillère ce n’est pas trop attirant. Vous faire livrer à domicile ? Très bonne idée ! … si vous avez 2h à perdre, le temps que le livreur trouve votre adresse. Alors allez-y, prenez ce paquet de chips et ces tranches de fromage, promis je ne dirai rien à votre maman.

4) Discuter bouffe est à peine mieux vu que discuter politique en public. Vous êtes enrobée ? Surtout, ne parlez pas des sucreries ou de la graisse que vous avez mangée au resto hier soir, ou on vous rentrera dans le lard (ha, ha). Trop mince ? Pas la peine de dire que vous sortez du buffet à volonté où vous avez fait une razzia digne d’Attila, on ne vous croira pas et vous passerez pour la mytho de service « pff t’as vu le genre qu’elle se donne, je parie qu’elle ne mange qu’une biscotte le midi ! Elle doit forcément faire régime » (on se console comme on peut quand on est jalouse). Attention également à ne pas parler de nourriture devant une personne au régime, ni vous plaindre de votre (sur)poids devant une personne plus ronde que vous. Tout compte fait, et si vous parliez plutôt politique ? C’est peut-être moins risqué.

Vous remarquerez que je n’aborde même pas le sujet du prix des légumes frais et de la viande vs. les conserves et le fast-food. Ça, ce sera pour un autre jour.
En attendant, j’ai un tube de Pringles qui m’appelle. Bon appétit.

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